Dernière MAJ : 14 septembre 2018

Je m’appelle Lucien. J’ai 28 ans.

Je me suis passionné pour les langues depuis 2009.

J’ai commencé mon apprentissage en autodidacte à partir de cette année.

J’ai compris que le système scolaire “traditionnel” était loin d’être efficace.

Si c’était le cas, ça se saurait.

Tout le monde serait bilingue (avec une LV1 anglais ou allemand), trilingue (avec une LV2 allemand ou espagnol) voire quadrilingue (avec une LV3 italien, russe ou chinois).

Les étudiants en langues maîtriseraient d’autant plus de langues à la sortie de l’université.

D’ailleurs, les Français sont connus pour être mauvais en langues étrangères. Ce n’est pas anodin !

Je me suis surtout intéressé pour les langues dans le but de voyager et de découvrir le monde.

Or une langue est une porte ouverte sur le monde, justement.

Vous savez que la maîtrise d’une langue peut changer votre vision du monde comme votre vie.

Seulement, vous avez encore des idées reçues du genre :

J’avais ces mêmes idées auparavant. Mais ma vision des langues a bien changée entre temps…

Voici un aperçu de mon (long) parcours :

Des débuts difficiles au collège

Je ne vais pas évoquer l’école primaire où j’ai appris quelques bases d’allemand, mais sans plus.

Mes débuts au collège ont été plutôt difficiles.

Comme tout élève moyen de 6ème, j’ai choisi l’anglais comme LV1 par défaut.

Mes parents pensaient qu’il suffisait d’un trimestre pour ressortir bilingue avec un accent British à faire pâlir la reine Elizabeth II.

Mais les résultats étaient bien en-dessous de leurs espérances.

La première fois où j’ai dû utiliser l’anglais sur le terrain, c’était en Égypte. Un an après.

J’étais en 5ème. J’avais 13 ans.

Lorsque les locaux me parlaient, j’étais incapable de leur répondre.

Je m’estimais encore heureux de pouvoir réserver un transat ou une table pour le dîner avec le numéro de ma chambre.

J’ai vite compris qu’on n’apprenait pas une langue à l’école.

On apprenait plutôt à NE PAS apprendre une langue. A commencer par l’anglais.

Mon niveau était moyen. Ma moyenne tournait entre 10 et 12.

Sauf en 3ème, où j’ai pété les high score avec un 17,5 de moyenne sur toute l’année.

J’avais un déclic cette année. Et puis, quand on voyait le niveau d’intelligence global des élèves, de la prof et même de l’ensemble du collège, on avait une bonne idée du niveau moyen.

Une révélation au lycée

En seconde, ma moyenne a aussitôt rechutée entre 10 et 11.

J’y ai aussi connu la pire des profs d’anglais.

Elle n’était pas mauvaise en soi. Mais surtout mauvaise pédagogue, en plus d’être stupide !

J’avais aussi choisi une option DNL (Discipline Non Linguistique) pour une heure d’histoire-géo en anglais par semaine. J’étais en seconde européenne.

Un jour, la prof a eu l’intelligente initiative de nous mettre le film Dracula en VOST pendant 1 h 30.

Et là, j’ai été scotché ! Je comprenais au moins 85 % des dialogues et des sous-titres sans aucun effort.

Et pourtant, j’estimais avoir un niveau de compréhension globale plutôt médiocre.

J’avais dès lors compris une chose : Les meilleurs élèves ne se contentaient pas des rares heures passées en classe.

Ils étaient les premiers à participer aux échanges scolaires (à Stockholm et en Irlande), à lire les derniers tomes de Harry Potter dans leur version d’origine et à regarder les derniers épisodes de Desperate Housewives sortis aux États-Unis.

J’ai donc commencé mon apprentissage en autodidacte à partir de la terminale.

J’ai commencé avec des vidéos de gameplay de jeux de rôle japonais (comme la suite de l’excellent Tales of Symphonia) sur Youtube, grâce à la chaîne d’un certain omegaevolution. Il est toujours aussi actif, d’ailleurs !

Ça ne m’a pas empêché de m’en sortir avec un 8 au bac.

A la sortie, j’avais un niveau LA-MEN-TABLE.

J’étais à peine capable de me présenter, de répondre à des questions simples, de guider un touriste et de commander une boisson.

Mon accent avait de quoi faire pâlir Louis de Funès.

Une amélioration dès l’université

J’ai reçu la PSP pour le bac. Ça tombait bien car j’avais déjà acheté des jeux. Certains étaient seulement traduits en anglais.

Je n’avais donc pas le choix. Mais joindre l’utile à l’agréable était devenu un rituel !

C’était aussi une bonne excuse pour ne pas juste “perdre mon temps bêtement”.

Et j’ai continué sur cette voix, en regardant de plus en plus de vidéos diverses. Puis des films, suivi de séries (sous-titrées, bien sûr !).

J’ai aussi commencé à lire des blogs, puis des bandes-dessinées et des livres complets.

Mon niveau de compréhension globale a grimpé en flèche. Et ça a changé ma vie !

C’était comme si j’avais trouvé une clé pour ouvrir une immense porte sur le monde.

J’avais accès à beaucoup plus de sources dans divers domaines, à commencer par l’informatique.

D’ailleurs, si mon niveau d’anglais était resté faible, ce site n’aurait même pas lieu d’être. C’est évident.

Dès l’université, j’ai aussi connu mes meilleures profs d’anglais.

Je me souviendrai surtout d’une ancienne étudiante en licence de géographie originaire d’Oklahoma.

L’approche restait scolaire dans l’absolu. Mais il y avait une différence fondamentale !

L’oral était plus mis en avant que l’écrit, cette fois-ci !

Dès le début, il était question de présentation orale avec Powerpoint.

Or je n’en ai pas eu le moindre souvenir au collège et au lycée.

Il y avait aussi des ateliers de conversation, des exercices prononciation, des séances de débats et des jeux de rôles.

En fin de 3ème trimestre, on devait présenter notre projet en anglais pendant 20 minutes.

J’avais enfin atteint un bon niveau A2 (conversationnel).

J’avais toujours des lacunes à l’oral. Mais je pouvais enfin tenir une conversation.

Je me souviendrai par exemple d’une assez longue discussion avec un animateur en Tunisie.

Je me souviendrai aussi du jour où j’ai accompagné une touriste allemande et son mari vers un cybercafé à quelques centaines de mètres.

Un passage à la vitesse supérieure

Mon niveau avait fini par stagner.

La raison ? Je me contentais des mêmes méthodes.

Je continuais à apprendre en “mode passif”, en jouant surtout à des jeux vidéos.

Alors j’ai pris une résolution début 2014 : atteindre un niveau B2 (courant) en un an.

Alors j’ai testé toutes sortes de méthodes en ligne (Busuu, Babbel, ABA English…), hors ligne (genre Assimil) et des applications (comme Mosalingua).

J’ai choisi ABA English. Et j’ai atteint un bon niveau B1 (intermédiaire) en quelques mois.

J’aurais dû atteindre un niveau C1 (avancé).

Seulement, j’utilisais la méthode en accéléré. Je brûlais les étapes.

Une rencontre salutaire

Aux alentours de novembre 2014, j’ai rencontré une touriste coréenne. Elle cherchait sa chambre d’hôte.

J’ai accepté de l’aider. Et elle est revenue un quart d’heure après, avec une barquette de fraises et une bouteille de champagne.

Je me suis alors proposé d’être son guide pour ses 3 jours de passage.

Et bien croyez-moi ! Lors de ces 3 jours de pratique intensive, j’avais l’impression de courir un marathon, après une préparation bancale voire minimaliste.

Mais j’en ai beaucoup plus appris en 3 jours qu’en plus de 10 ans passés sur les bancs de l’école.

Au moins, j’avais compris qu’il n’y avait rien de mieux que la pratique en situation réelle.

Une expérience encourageante en Espagne

J’ai commencé l’espagnol en LV3, 2 mois après le début des cours.

Ça m’était venu comme ça. Sur un coup de tête. La prof me prenait même pour un fou.

Le rattrapage a été simple. L’espagnol était une langue plutôt “simple”, car proche du français.

Ma première note était de 11. Et je suis passé à une moyenne de 14,5, jusqu’en fin de première.

Je n’ai pas continué en terminale faute de trouver le rythme trop scolaire.

Néanmoins, les thématiques abordées était intéressantes comme :

J’ai abandonné l’espagnol après le lycée. Et j’ai tout oublié quelques années après.

La reprise s’est faite aux alentours de mai 2015.

Je préparais ma première semaine en solo à Valencia (en Espagne), en apprenant quelques expressions de base grâce à MosaLingua.

Une fois sur place, j’ai décidé de jouer le jeu, en parlant la langue locale un maximum. Même si certains m’affirmaient que l’anglais suffisait.

Les résultats étaient encourageants. 95 % des locaux me félicitaient d’avoir un si bon niveau d’espagnol (ou de castillan) et me demandaient d’où je venais. Même si j’avais un niveau très (très) basique.

Certains commençaient même à me raconter leurs vies. Même si j’étais à peine capable de les comprendre à vitesse réelle.

J’ai alors pensé à cette citation de Nelson Mandela, apprise grâce à MosaLingua :

Si tu parles à un homme dans une langue qu’il comprend, ça va dans sa tête. Si tu parles dans sa langue, ça va dans son cœur.

J’avais compris que rien ne valait la langue locale.

Un système universel

A mon retour d’Espagne, j’étais plus motivé que jamais. C’était aux alentours de septembre 2015.

Mon nouveau but était de créer un système “universel” pour apprendre n’importe quelle langue avant un voyage.

J’ai alors commencé une collection de guides de conversation dans toutes sortes de langues.

Je me suis même intéressé à l’espéranto, tant le projet m’a fasciné.

Au final, j’ai compris qu’il n’y avait aucun système “universel” pour apprendre une langue.

On n’apprend pas le japonais comme l’italien, par exemple.

Chaque langue est différente.

Un constat alarmant en Hongrie

Avant d’aller à Budapest, je n’ai pas vraiment cherché à apprendre le hongrois. A part quelques expressions comme “Bonjour !” et “Merci !”. Mais sans plus…

Je voulais utiliser l’anglais comme langue passe-partout. Comme tout bon touriste de base.

Après tout, je me rendais dans une capitale internationale, fréquentée par des touristes et des expats du monde entier toute l’année.

Mais j’avais fait une terrible erreur !

En dehors de l’hôtel et des zones touristiques, les locaux étaient rares à maîtriser quelques mots d’anglais.

Ça a été d’autant plus embarrassant après un accident, quelques jours avant mon retour en France.

D’ailleurs, j’ai trouvé les gens plutôt froids dans l’ensemble. Surtout envers les touristes.

Je repensais à l’Espagne, où l’anglais était aussi mal maîtrisé en dehors des zones touristiques.

Si j’avais appris quelques bases de hongrois, je pense que mon expérience aurait été meilleure. Les locaux se seraient même montrés plus chaleureux.

Encore une fois, rien ne valait la langue locale !

Comment j’ai appris l’allemand ?

Mon parcours scolaire avec l’allemand n’a pas été facile.

J’avais une moyenne entre 10 et 12 dans l’ensemble. Sauf en 3ème, où j’ai décroché une moyenne annuelle de 18.

Sinon, j’ai eu des mauvais profs dans l’ensemble. A part en seconde et en première.

J’ai eu ma meilleure prof d’allemand en première, justement. Même si son approche se résumait à “Fais avec ce que t’as !”.

Au moins, elle nous faisait comprendre qu’on apprenait une langue PARTOUT, mais PAS dans une salle de classe ! Et elle avait bien raison !

J’étais parti à Wiesbaden pour la dernière semaine de Noël 2016 - Nouvel An 2017.

J’avais un niveau proche de ma sortie du lycée. C’est-à-dire proche du néant.

Je m’en étais sorti avec un 9 au bac. Et un carcan de “nul en allemand” s’était installé depuis.

Néanmoins, j’ai quand même tenté de parler allemand sur place les 95 % du temps. Et j’ai renoncé à toutes mes mauvaises excuses !

J’avais pourtant un vocabulaire limité, avec 50 mots à tout péter !

J’enchaînais peut-être 2 à 3 fautes de grammaire par phrase tellement je me fichais des genres et des déclinaisons.

Je ne maîtrisais pas toutes les règles de prononciation à 100 %. Et j’avais un accent français très prononcé ! On savait donc d’où je venais.

Certains voulaient même m’aider dans ma langue. Mais j’ai refusé !

Malgré tous ces défauts, j’ai réussi à me faire comprendre. Et à comprendre les locaux en retour !

Et surtout, j’avais beaucoup plus appris en une semaine qu’en 5 ans d’école !

Et ça, même ma prof d’allemand le sait !

On peut dire qu’il n’y a rien de tel que de pratiquer la langue sur place pour progresser.

C’est vrai. Mais c’est encore plus simple !

Il suffit de pratiquer la langue en situation réelle. Même si on a un niveau très faible.

Si on maîtrise les bonnes bases de la prononciation et quelques mots utiles, on peut TOUJOURS se débrouiller sur place !

Les origines de Languages Learner

Suite à mon retour en Allemagne, ma passion pour les langues s’était comme éteinte.

J’avais aussi vécu une période d’inactivité de quelques mois, où je me cassais la tête à trouver LE système “parfait” pour apprendre telle langue. Puis une autre. Et encore une autre, etc…

Bref, ça a fini par me dégoûter.

Entre temps, je m’étais intéressé à d’autres domaines comme la nutrition, la santé naturelle et la préparation physique. (Merci Idriss de Manga Workout !)

J’ai aussi connu une période difficile en 2017.

Entre temps, j’ai longtemps hésité sur la forme de Languages Learner.

Je voulais soit :

J’ai enfin fait mon choix, à savoir le dernier !

Mon but est désormais d’aider les futurs polyglottes et voyageurs à apprendre de nouvelles langues. En changeant leurs croyances. Et sans se prendre la tête !

Sur ce, je vous retrouve sur le guide !

A tout de suite !

Lucien HAMM

photo perso


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En attendant la suite...